[Review] Daredevil #2 ‘Le procès du siècle’

Suite du run de Brian M. Bendis et Alex Maleev avec Daredevil. Un run droit vers les enfers, un run qui justifie le nom du quartier de l’homme sans peur, Hell’s Kitchen.

La review ★★★★☆

Qui a dit que la chute et la disparition de Wilson Fisk allait simplifier la vie de Matt Murdock ? Matt doit toujours faire face aux médias, aux FBI après les allégations d’un journal qui prétend qu’il est Daredevil. Il doit venir en aide à White Tiger, qui s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment et maintenant il est jugé pour un crime de rue. Daredevil doit maintenant s’occuper de Owl qui se prend pour le nouveau Kingpin.

Oui, la vie de Daredevil reste compliquée, et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je ne vous parle pas de HCM, de Mary Thophoïd, de Milla Donovan ou de Luke Cage. Je ne vous parle pas du besoin sadique qu’à New-York d’avoir un chef du crime. Je ne vous parle pas de regret de ne plus avoir Fisk comme adversaire. Je ne vous parle pas de Maleev qui dessine la bestialité de Owl avec un réalisme qui fait peur. Je ne vous parle pas de Bendis qui lâche un démon comme jamais vu avant. Je ne vous parle pas du désespoir d’un homme qui a ruiné sa vie  en moins de 2 secondes. Ou du système qui n’est pas parfait et qui ne le sera jamais, à cause des hommes.

Non je ne vais pas vous parler de tout ça car c’est trop triste, trop sombre, trop agité, et parce que vous devez le voir pas vous-même.

J’ai un problème avec Daredevil. Bon ce n’est pas un « vrai » problème mais quand même. Ou alors on va dire que c’est un problème de riche. A chaque fois que je lis du Daredevil ça me rappelle à quel point j’aime ce personnage et à quel point je n’en lis pas assez. J’aime les personnages dont la vie c’est de la merde. J’aime les personnages dont la vie est foupoudav. Ils auraient toutes les raisons d’envoyer tout valdinguer, de dire trop c’est trop, mais qui restent quand même. Ils restent parce que ce cirque c’est leur cirque. C’est au final un peu comme une drogue. Souffrir peut être un style de vie. Mat n’aime pas souffrir, il fait tout ce qu’il peut pour ne pas blesser son entourage mais c’est quand même un combat perdu d’avance pour lui. Foggy est fatigué de Daredevil. Il passe sa vie à se faire du souci pour Matt, à lui reprocher sa vie nocturne. Il comprends les motivations de son ami mais il est fatigué. Pourtant il reste à ses côtés, depuis le début, et c’est encore le cas aujourd’hui. On pourrait se dire que les histoires de Daredevil tournent en rond. Combattre les dealeurs, petits trafiquants de Hell’s Kitchen. Tenter de faire tomber Fisk pour de bon. Tomber amoureux, attendre que la belle se fasse tuer dans d’horribles circonstances. Voir son identité secrète révélée. Dormir. Recommencer. dans le fond, en quoi le quotidien de Matt Murdock doit-il être plus spectaculaire que le notre ? Nous aussi on fait tout le temps la même chose. Ça ne veut pas dire que c’est de la m*rde. Il faut juste bien le raconter. Pour raconter la vie de Daredevil il faut de l’art et de la manière. Heureusement pour nous Bendis et Maleev ont tout ça dans ce tome.

Si vous avez aimé le tome 1, ne passez pas à coté de ce tome et des deux suivants.

Daredevil #2

Le procès du siècle
Scénario : Brian M. Bendis
Dessins : Alex Maleev & Terry Dodson
Encrage : Rachel Dodson
Couleurs : Matt Hollingsworth
Cover : Alex Maleev

18€

Paula

Je bois du thé avec Natasha. Je mange des burgers avec Rogue. Je suis secrètement amoureuse d’Elektra. Je suis sous les ordres de Captain Marvel.

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