[Critique] Ant-Man and the Wasp

Ant-Man and the Wasp vient mettre en pause le MCU antre deux années qui sont chargées et riches en émotion. La mission peut paraître simple mais c’est au final un vrai rôle d’équilibriste  qui reposent sur les épaules des nos deux héroïne.héros et c’était loin d’être évident.

La review ★★★★☆

Cette partie ne contient pas de spoiler.

Marvel Studios a eu une année chargée en 2018. Sortir le premier film avec un super-héros noir, Black Panther. Sortir le troisième volet de la saga Avengers et introduire le grand méchant de l’univers, Thanos. Ant-Man and the Wasp fait donc office de petit  joueur. C’était déjà le cas en 2015. Mais le hold-up réalisé par Peyton Reed, Evangeline Lilly et Paul Rudd en a surpris plus d’un.e. Trois ans plus tard Ant-Man and the Wasp tente de reproduire l’exploit. C’est réussi sans forcer le talent, sans corrompre l’esprit de la saga, en ne tentant pas de faire comme les autres films, tout en proposant de la nouveauté, je parle ici de l’explosion de Hope van Dyne.

Si vous espérez un film sérieux. Une menace terrifiante qui veut mettre fin à la vie sur Terre. A un Ant-Man qui gère son environnement. A un humour subtile et en finesse. Vous pouvez passer votre chemin et on se donne rendez-vous le 6 mars 2019 pour Captain Marvel. Pour tou.te.s les autres, il n’y a aucune chance que vous passiez un mauvais moment devant ce film de 2h.

Paul Rudd a été assez honnête lors de la promotion du film. Il disait que les fans du MCU avaient besoin de se détendre après le traumatisme de Avengers Infinity War. Que ce film était comme une pause fraîcheur. Je n’avais pas d’autre attente à propos du film, il m’a offert ce qu’il m’avait promis.

Cette partie contient des spoilers.

Le scénario tient en un mot : famille.
Hope est collée à Hank. Iels vivent dans la clandestinité à cause des événements de Captain America Civil War. Pendant deux ans iels ont cherché un moyen de retourner dans le Quantum Realm et retrouver Janet van Dyne.  Scott, assigné à domicile, est collé à sa fille. Il préfère être un bon père qu’un héros. D’ailleurs Hope et Scott sont présenté.e.s de cette manière.

Le thème de la famille est finalement assez rare dans le MCU. Le seul vrai groupe qui a proposé ce thème par le passé est les Guardians of the Galaxy. Ici la thématique de la famille est si fort qu’il permet une répartition des rôles équitable et de faire émerger Hope. Bien que le film s’appelle Ant-Man and the Wasp, il devrait en réalité s’appeler The Wasp and Ant-Man. Scott n’a jamais été un leader et il ne le sera jamais. Les événements lui tombent dessus et il cherche juste à apporter l’aide qu’il peut offrir. Il n’est pas un génie en science, comme le prouve les nombreuses scènes où il est largué car les adultes parlent de Quantum Realm. Il est là pour interpréter le public. Il n’est pas spécialement un fin stratège, sauf peut-être quand il est question de commettre des vols, ou de les empêcher. Ce film est le film de Hope ! C’est elle qui a les meilleurs pouvoirs. C’est elle qui a les meilleures scènes de combats. C’est sa quête. Elle n’est pas là pour faire de la figuration et assister Ant-Man. Elle exprime toute sa frustration, et la notre, d’avoir été en retrait dans le premier film.

Evangeline Lilly illumine tout le film. Paul Rudd campe le rôle qui mec ridicule qu’on aime quand même. Michael Douglas continu de vivre avec ses erreurs du passé, qui ont détruit sa famille, mais celles des autres. Mais nous sommes face à une famille, une famille qui ne laisse pas tomber ses membres.

Il y a l’humour Marvel Studios et il y a l’humour Ant-Man. La même blague mignonne sera répétée, car elle fait de mal à personne et qu’elle n’est pas absurde. Je pense aux câlins de groupe. On sait quand ils vont arriver, mais ils symbolisent tout l’amour que ce film a à donner. Et tout l’amour qu’on a besoin de recevoir, car je ne sais pas vous mais moi je suis toujours en PLS à cause du claquement de doigts de Thanos.

Vous avez aimé les scènes de Luis dans le précédent film, vous les aurez ici car on attend que ça au final, mais elle ne sera jamais gratuite. Et elles permettent à des acteurs.actrices de montrer qu’iels peuvent faire de la comédie. Il est moins question de comprendre le fonctionnement des fourmis, mais elles sont toujours là pour les bonnes raisons. Et lors d’une scène, c’était Janet que je voyais, pas Scott.

Les films Marvel Studios ont une constante un peu pénible, proposer des méchant.e.s avec des motivations plutôt risible. On a commencé à prendre espoir avec Killmonger et Thanos. Les méchants proposaient des motivations compréhensibles, qui nous amenaient à nous poser des questions. Ghost s’inscrit dans cette catégorie. Elle a certes une intensité inférieure, mais n’empêche elle n’ai pas quelconque.Pourquoi ? Parce que dans le fond Ghost ne cherche pas à être méchante. Elle veut juste mettre fin à son calvaire. Mais elle n’a pas le temps d’attendre gentillement que quelqu’un lui vienne en aide. Surtout elle n’a pas le temps de convaincre Hank, Hope et Scott. Elle sait que ce qu’elle fait n’est pas bien mais elle tient à la vie. Peut-on vraiment la juger pour ça ? Non car Ghost est une victime des événements. Victime de l’égo de Hank. Victime du SHIELD. (D’ailleurs, iels ont bien fait de disparaître le SHIELD. C’est vrai que ce traitement du SHIELD est lié à l’aversion qu’à Pym pour l’organisation qui l’a employé, mais iels ne passeront jamais pour les gentil.le.s dans cette saga.) Ghost n’est pas là pour menacer d’ouvrir la bouche de l’enfer et obliger Wasp et Ant-Man à se battre dans un combat final épique. Merci le MCU d’éviter le côté fin de saison de Buffy contre les vampires. Finalement Ghost m’a surprise et je me suis surprise a éprouver de la compassion pour elle. La conclusion de cette intrigue se fait en douceur car on n’est pas venu ici pour souffrir. Hannah John-Kamen n’en fait pas des caisses et elle très bien appuyée par le choix visuel fait pour rendre ses pouvoirs, et leurs limites, visibles.

S’il y a des choses à regretter dans Ant-Man and the Wasp il fautchercher du côté de la technique. De manière général j’ai envie de dire que c’est très classique. Pas d’énorme de prise de risque. Étant déjà habituée aux scènes de rétrécissement, je dois avouer que j’étais un peu moins bluffée cette fois. Les scènes d’actions sont efficaces car elles expriment une certaines urgence, notamment chez Wasp et Ghost.

Le Quantum Realm se montre un peu plus, mais pas trop. J’aurais voulu en avoir plus, mais ce gout de trop peu est peut-être une stratégie pour éviter de nous permettre de créer des théories pour Avengers 4.

Ant-Man and the Wasp joue avec les cartes qu’il a. Il joue dans sa catégorie, sans chercher à venir offrir une intrigue lourde, complexe. Il laisse cela à d’autres films. Ant-Man and the Wasp a le même humour de parent que moi. Il aime la famille comme moi. Il offre enfin une super-héroïne de premier plan, qui se partage le titre du film, et vraiment, ça, c’est pas rien ! Ant-Man and the Wasp est le film que je voulais voir.

Ps : c’est un film Marvel Studios, vous savez quoi faire pendant le générique.

Merci Disney France et l’agence Heaven pour l’invitation à la projection presse. Promis Marvel Planet n’a reçu aucun € pour ce film.

Ant-Man and the Wasp

Réalisation : Peyton Reed
Scénario : Chris McKenna, Erik Sommers, Paul Rudd, Andrew Barrer, Gabriel Ferrari
Casting : Evangeline Lilly, Paul Rudd, Hannah John-Kamen, Michael Douglas, Michelle Pfeiffer, Laurence Fishburne, Abby Ryder Fortson, etc.
Au cinéma dès le 18 juillet 2018

Paula

Je bois du thé avec Natasha. Je mange des burgers avec Rogue. Je suis secrètement amoureuse d'Elektra. Je suis sous les ordres de Captain Marvel.

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