Il était une fois… Elektra Assassin

Les ninjas ne meurt jamais. Elektra ne meurt jamais. Les assassins ne meurt jamais. Elektra ne meurt jamais. Frank Miller et Bill Sienkiewicz signent avec Elektra Assassin un comics psychédélique digne des années 80.

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Bienvenue en enfer. Celui d’Elektra qui est dans un hôpital psychiatrique décortiquée, puis recousue, puis redécortiquée, puis recousue. Elle tente de retrouver la mémoire et nous plonge dans ses souvenirs, sa mère, la mort de son père, ses contrats pour The Hand et la découverte de The Beast, la force mystique vénérée par l’organisation japonaise, qui t’invite à boire son lait, afin de créer une nouvelle guerre mondiale, nucléaire de préférence. Elektra doit s’échapper de cette folie, pour se jeter dans une autre.

Bienvenue en Amérique du Sud, San Conception où elle espère passer inaperçu. Pour cela il aurait fallu ne pas tuer deux policiers et ne pas attirer l’attention des agents du SHIELD basés dans la zone, surtout pas l’agent Garrett, qui est alcoolique, a les épaules larges et un énorme problème d’égo. Quand il se fait avoir par Elektra qui lui file entre les doigts et le fait exploser il n’est pas très content. Heureusement le SHIELD a une solution à tous les maux physiques et parviennent à lui reconstituer un semblant de corps. c’est suffisant pour le remettre sur le  terrain avec la rage aux lèvres de tuer Elektra.
Il y a peu de chance que cela arrive un jour. Elektra contrôle peu à peu son esprit et lui fait faire ce qu’elle veut. il sera de la chair à canon parfaite pour arrêter The Beast, et servir de parage aux agents Chastity McBryde et Perry que Nick Fury envoi pour mettre fin à se bazar.

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Mais tout cela a un but, attendre le candidat Ken Wind que The Beast utilise comme une marionnette. Elektra n’a pas d’autres choix que d’utiliser ses capacités mystiques pour échanger des esprits, ses compétences ninjas pour ne pas mourir. Si Ken Wind est présenté comme un démocrate, sympathique post-woostock il est prêt à jouer avec le bouton rouge pour le gouter.

Voila vous savez ce qu’il y a savoir, mais vous êtes loin de tout savoir sur Elektra Assassin.

Nota Bene : Je trouve que Ken Wind a des allures de Robert Kennedy.

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  • Pourquoi Elektra Assassin est incontournable

Je dois avouer que je n’avais jamais lu cette histoire avant sa publication dans Elektra par Frank Miller. Pour moi Elektra c’était sa première apparition dans Daredevil #168, puis Ultimate Daredevil & Elektra (voir), sans oublier les runs de Brian M. Bendis et Greg Rucka. Dans mes souvenirs c’était bien, mais j’avoue ça remonte à 2003 et j’ai un peu peur de déchanter en les relisant, un jour.

Quand Panini Comics décide enfin d’offrir Elektra Assassin je ne pouvais pas passer à côté. J’ai bien fait. Mais ce n’était un parcours de santé. Comment un homme qui a repris en main Daredevil, qui a conçu Sin City, peu pousser sa schizophrénie et pondre Elektra Assassin ? Ces trois exemples sont tellement incomparable dans l’écriture, dans la densité, dans l’impacte que ça a sur le lecteur que ce n’est pas possible qu’une seule et même personne le fasse. En fait si c’est possible et c’est pour ça que Frank Miller est un génie.
Pour Elektra Assassin il est accompagné d’un autre fou, visuel dans ce cas. Bill Sienkiwicz nous coince dans un coin et nous balance tout ce qu’il a. A chaque case on se prend un croché, un upercut et un direct sans rien pouvoir faire pour l’empêcher. J’ai trouvé cette lecture très éprouvante mais en même temps tellement magnifique.

Il est impossible d’être cohérent quand on parle d’Elektra Assassin car c’est un voyage psychédélique qui ne garanti pas un retour sain et sauf. Peu à peu on est comme l’agent Garett, Elekktra nous obsède tout en sachant que ce n’est pas une bonne chose.

Elektra Assassin n’est pas qu’une simple lecture, c’est une expérience complète. Et des comics qui vous font un tel effet il n’y a pas énormément. Et c’est peut-être tant mieux.

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  • Où lire Elektra Assassin

Cette histoire en 8 partie ce trouve dans le tome Elektra par Frank Miller disponible dans la collection Marvel Icons. Un petit pavé bien sympathique qui ira à merveille dans votre bibliothèque à côté des deux tomes Daredevil par Frank Miller publié par Panini Comics dans la même collection.

Elektra par Frank Miller

Elektra-Marvel-icons-cov Scénario : Frank Miller
Dessins : Bill Sienkiewicz
Couleurs : Bill Sienkiewicz
Cover : Bill Sienkiewicz
36€

Paula

Je bois du thé avec Natasha. Je mange des burgers avec Rogue. Je suis secrètement amoureuse d'Elektra. Je suis sous les ordres de Captain Marvel.

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