Les Fugitifs #1 ‘Les joies de la famille’

Que faites-vous quand vous découvrez, en compagnie d’amis d’enfances, que vous parents sont des méchants ? Vous appelez la police ou les Avengers ? Que vous faites-vous quand découvrez que vous avez des pouvoirs ? Vous combattez ou vous fuyiez ? Bienvenu dans le dilemme connu par les Runaways !

La review ★★★★☆

En 2005, lisant le premier arc de Runaways j’avais eu l’impression de lire une épiphanie. Je finissais tout juste le lycée, j’allais commencer les études supérieures, de ce qui devait être mon métier.
(Spoiler alert, je ne suis ni scénariste, ni chargée de relation presse. Depuis la fin des mes études j’ai changé trois fois de postes. Continuons de faire peur aux jeunes en leur disant qu’ils choisissent le job de leur vie en sortant du lycée. En tout c’est le discours que j’ai eu à l’époque.)
Pour en revenir à Runaways, les comics je connaissais, surtout l’univers Ultimate. J’étais en phase de boulimie de lecture. Et les Runaways m’ont fait un immense appel du pied auquel j’ai répondu.
Des ados, comme moi, qui trouvent les parents chiants, comme moi, qui découvrent que leurs parents sont des criminels, pas comme moi, et qui au passage apprennent qu’ils ont des super pouvoirs, définitivement pas comme moi. A la première lecture on se rend compte que ces ados sont ‘vrais’, pas un cliché de l’ados. Ils vivent cette expérience de manière extrême, comme tous les ados. Ils ne fuient pas face au danger. Ils ne veulent pas vivre dans un monde qui ne leur correspond pas. Ils ont prêt à tout pour rendre le monde meilleur. J’étais comme ça à l’époque. Bon je le suis toujours en réalité.
En 2005 Runaways a été une lecture qui m’a profondément marquée, car au passage je commençais à apprendre des choses sur moi. Je voulais devenir amie avec Nico, Karolina, Molly, Gert, Chase et Alex. J’avais l’impression de lire quelque chose de bien plus adulte que Ultimate Spider-Man. C’est surement l’absence de costume qui devait faire ça.

C’est comment de lire un souvenir marquant de l’adolescence, quand on est à deux doigts d’avoir trente ans ? C’est drôle et bizarre. Je trouve Runaways toujours aussi bien. Brian K. Vaughan n’a pas commis d’impair en écrivant ses Runaways. L’action est présente sans relâche, ça va dans tous les sens, comme peut l’être un adolescent qui est un peu trop enthousiaste ou concerné. Chaque Runaways a son petit moment pour briller. Clairement l’ennui n’a pas sa place ici.
Ce qui m’a le plus choqué c’est le style d’Adrian Alphona. Ses dessins semblent très basiques, voire naïfs. C’est très marrant de constater à quel point son style a évoluer avec le temps. Je crois que Runaways était sa première série régulière. En effet il a appris à gérer son temps, son rendu, ce qui est tout à fait normal. Il franchira un grand gap avec Runways Vol.2 et ne s’arrêtera pas, Miss Marvel en est la preuve.
J’ai envie de dire aussi que le style de Brian K. Vaughan a évolué avec le temps, mais il écrivait Runaways en même temps que Y, The Last Man. Oui le monsieur a du talent.

En 2017 je comprends pourquoi Runaways m’a autant marquée. douze ans après la lecture est toujours agréable même si on remarque les petits défauts, qui contribuent aussi au charme du comics.

les Fugitifs #1

Les joies de la famille
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Adrian Alphona
Encrage : Graig Yeung
Couleurs : Brian Reber
Cover : Jo Chen

Paula

Je bois du thé avec Natasha. Je mange des burgers avec Rogue. Je suis secrètement amoureuse d'Elektra. Je suis sous les ordres de Captain Marvel.

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