[Review] Captain Marvel #1 ‘Earth’s Mightiest Hero’

La légende de Carol Danvers en tant que nouvelle Captain Marvel commence ici. Celle qui est avant tout une tête brûlée, une ancienne militaire et une voisine agréable va devoir se battre contre des légendes Le tout orchestré par Kelly Sue DeConnick, accompagnée de Dexter Soy, Emma Rios et Filipe Andrade.

La review ★★★☆☆

Mar-Vell est mort, Carol Danvers a quitté son maillot de bain noir, pour une tenue moins sexiste. L’occasion parfaite pour Captain America de proposer à cette ancienne colonel de l’US Air Force de devenir Captain Marvel. Une fois le titre accepté, une grande pression arrive sur les épaules de Carol. Une pression qu’elle se met elle-même, celle d’être « parfaite ». De rendre hommage au record d’aviation d’Helen Cobb jamais validé. De sauver la vie d’un escadron de femmes enlisées dans un combat très étrange pendant la Seconde Guerre Mondiale. De faire face à Monica Rambeau, la deuxième Captain Marvel. De ne pas laisser tomber Kit, Rose et Tracy. De pouvoir compter sur Spider-Woman et Wendy Kawasaki. (J’aime beaucoup la relation entre Jessica et Tracy.) Et je ne vous parle pas de Mar-Vell ou de cancer, vous verrez par vous même.

Vous plongez ici dans le run de Kelly Sue DeConnick qui durera 32 numéros (plus les 4 numéros de la série Captain Marvel & the Carol Corps). Il n’y sera pas question de grande menace interplanétaire, ni d’adversaire redoutable qui deviendra le némésis ultime (même si cette partie là aiderait à établir profondément la popularité de Captain Marvel). Non il est question de luttes du quotidien, avec un côté plus dramatique que notre quotidien. Le principal ennemi de Carol et « Carol-et-son-besoin-d’être-parfaite-tout-le-temps ». Ne pas voir ici de l’arrogance, bon un peu quand même, mais surtotu question de ne pas décevoir les gens qui l’aiment et qu’elle aime.

Kelly Sue DeConnick a cherché à montrer à quel point c’est compliqué d’être une super-héroïne, mais également dire que tout le monde peut le faire, à son niveau, avec ses propres ennemi.e.s. On a tou.te.s un modèle qu’on veut égaler voir dépasser, on a tou.te.s un entourage qu’on veut protéger. Et ce n’est pas toujours évident de reconnaître que parfois on a besoin d’aide.

On va pas se mentir, ce Captain Marvel #1 a un gros soucis. Il s’agit des très nombreuses pages faites par Dexter Soy. Les visages sont cheums, les couleurs sont cheums. Faut le reconnaître c’est pas une manière idéale pour commencer une série. Emma Rios livrent deux numéros et flashbacks alternatives remplis de mouvements et de style vestimentaire que j’ai envie d’adopter. Là où Soy montrait la puissance de Captain Marvel comme étant brutale, épaisse, primaire, Rios montre de la rapidité, de la précision, de la finesse. Heureusement pour nous ce tome se conclu avec Filipe Andrade reprend les chose en mains avec son trait bien à lui qui est parfait, avec des découpages très chouettes. Bref faut souffrir un peu pour profiter de pages qui en valent la peine. 

Si vous aimez le bonnet de Captain Marvel et si vous savez tricoter voici de quoi vous amuser. Je ne vous cache pas que si quelqu’un vaut se faire un peu d’argent et m’en faire un on a un deal !

Kelly Sue DeConnick a récemment dit qu’elle associait ses runs à des musique. Captain Marvel est rythmée par Tom Petty. Voici learning to fly.

Captain Marvel #1

The Earth’s Mightiest Hero
Scénario : Kelly Sue DeConnick & Christopher Sebela
Dessins : Dexter Soy & Emma Rios & Filipe Andrade
Encrage : Alvaro Lopez & Dexter Soy
Couleurs : Dexter Soy & Jordie Bellaire & Veronica Gandini & Filipe Andrade
Cover : Ed McGuinness
22,68 €

Paula

Je bois du thé avec Natasha. Je mange des burgers avec Rogue. Je suis secrètement amoureuse d'Elektra. Je suis sous les ordres de Captain Marvel.

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